C’était à prévoir, ils reviennent

Posted on 1 août 2011

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Il fallait s’y attendre !

A l’approche des élections, l’UDC remet ça !

Il faut stopper l’immigration massive qui fait que les trains sont bondés. Les étrangers ont déjà été trop vite naturalisés, criminels, constructeurs de minarets. Et demain, on leur reprochera peut-être de prendre trop de place dans nos cafés-restaurants ou de faire tache dans nos paysages…

Une première remarque est que les migrations ne sont pas l’exception, mais la règle des sociétés humaines. En France par exemple, en 1999, près de 14 millions de Français avaient un parent ou un grand-parent immigré, soit 23 % de la population. Pour éviter cela, il faut vivre dans une vallée isolée de l’Himalaya ou installer des miradors comme dans les anciens pays communistes.

Deuxième remarque: il est vrai qu’en période de crise ou d’insécurité, l’arrivée des étrangers est moins bien vécue. On peut craindre pour les places de travail et, ces dernières années, le capitalisme mondialisé a fortement ébranlé les fondements des sociétés occidentales (c’est l’argent et la compétition qui règnent et cela n’est pas rassurant).

Troisième remarque. Quand règne l’inquiétude, montrer du doigt l’étranger comme responsable de tous les problèmes paie du point de vue électoral. Et les compères de l’UDC exploitent plus qu’à fond le filon. Bien sûr que ce n’est pas pour rendre service aux gens du pays. Une chanson de Bob Dylan, Rien qu’un pion dans leur jeu  (Only A Pawn In Their Game) l’explique à merveille. Elle parle des Blancs et des Noirs, mais il n’est pas difficile de remplacer par des noms connus: « Un politicien sudiste prêche à un pauvre blanc/ tu as plus que les noirs,…/ tu vaux mieux qu’eux,…/et le nom du « nègre »/ est utilisé c’est évident/ Au bénéfice du politicien/ Qui accède à la célébrité/ Et le pauvre blanc reste/ Dans le dernier wagon du train/ Mais ce n’est pas à lui qu’on peut faire des reproches/ Il n’est qu’un pion dans leur jeu » (chanson par Bob Dylan et trad. sur http://www.lacoccinelle.net/245052.html).

Ce que confirme la quatrième remarque. Il ne faut pas oublier le rôle que la politique migratoire joue dans le cadre du capitalisme (système que l’UDC soutient dans sa version la plus brute). Les étrangers sont utilisés, et selon les moments, mis en concurrence avec les travailleurs du pays. Mais en même temps, en intégrant mal les étrangers, on peut opposer travailleurs du pays-travailleurs étrangers, et réaliser l’union sacrée travailleurs-grands patrons du pays, et empêcher ainsi la solidarité de tous les travailleurs d’où qu’ils viennent contre les grands patrons. Et maintenir ainsi tous les travailleurs, y compris ceux du pays, dans une situation contraire à leurs intérêts.

Cela, chez ceux qui me lisent, tout le monde le sait. Mais alors comment faire pour le diffuser plus largement chez ceux qui se font duper ? Sans argent pour se payer des pages de pub et sans grands journaux, il est malaisé de faire passer le message. Une campagne électorale peut être une bonne occasion de faire savoir combien l’UDC trompe ceux qu’elle prétend défendre. Espérons que nous saurons convaincre !

Travailleurs suisses et étrangers UNIS

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