Les Fralib défendent leur usine

Posted on 20 novembre 2011

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Une autre nouvelle nous arrive de France. Les salariés de l’usine Fralib (appartenant au groupe Unilever, qui est en pleine croissance), à Gémenos, dans les Bouches-du-Rhône, qui produisent les thés Lipton et les infusions Eléphant, face à une menace de fermeture, ont eu raison devant les tribunaux et projettent de reprendre l’entreprise, peut-être sous une forme en partie coopérative. Dans ce cas, il serait très important que les pouvoirs publics interviennent pour soutenir le projet, qui a reçu le soutien du candidat Hollande. Quelle que soit l’issue, les Fralib auront apporté une belle contribution à ce combat pour faire cesser la fermeture des usines rentables. Bravo et merci à eux !

Je cite deux extraits de presse les concernant, l’un du 18.11.2011:

Les salariés de l’usine Fralib (groupe Unilever) de Gémenos ont fêté vendredi leur « victoire », au lendemain de la décision de justice qui a annulé le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), préalable à la fermeture du site….

Dans leur arrêt rendu jeudi, les magistrats de la cour d’appel d’Aix-en-Provence ont estimé que les propositions de reclassement des 182 salariés n’étaient « pas sérieuses » et ont annulé le PSE mis en place par le géant anglo-néerlandais de l’agroalimentaire.

M. Leberquier (délégué syndical CGT) a appelé des volontaires à se rendre jeudi à Paris pour le comité de groupe d’Unilever, réunissant direction et responsables syndicaux des huit sites français de la multinationale.

Les salariés, qui occupent à tour de rôle depuis des mois leur usine de crainte que les équipements n’en soient déménagés, ont prévu de reprendre lundi leur travail « normalement » et de demander à leur direction de leur donner « les moyens de travailler », ont-ils précisé à l’AFP.

http://www.leparisien.fr/marseille-13000/a-gemenos-les-fralib-fetent-leur-victoire-au-lendemain-de-l-annulation-du-pse-18-11-2011-1726988.php

Et un autre du 28.09.2011 sur le projet de reprise:

Au départ, l’idée semblait un peu irréaliste, lorsqu’Olivier Leberquier l’avait lancée, au sortir d’un comité d’entreprise, en janvier dernier: faire revivre le site de Gémenos, et ses 182 emplois, en « récupérant » la marque Éléphant, née voilà plus d’un siècle à Marseille
Médiatisé dès le départ, le projet qui pourrait prendre la forme d’une coopérative, associant éventuellement les collectivités locales, peut passer pour une utopie. Les salariés, qui citent volontiers l’exemple de la participation de la Région Poitou-Charentes, dans le véhicule électrique Heuliez, n’ont pas tardé, cependant, à charger le cabinet d’expertise Progexa, de peaufiner leur idée et ont même obtenu l’aide financière de la Région (27000€), pour réaliser cette étude. …

Pourtant, l’hypothèse d’une poursuite de l’activité de conditionnement de sachets de thé sur le site de Gémenos, semble déjà intéresser un certain nombre d’acteurs économiques. Les représentants syndicaux font ainsi état, preuve à l’appui, de contacts sérieux avec des producteurs de thé, en particulier dans des créneaux spécifiques comme les produits équitables.          http://www.laprovence.com/article/aubagne-228

Et une vidéo:

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