Jean-Luc Mélenchon redonne de l’espoir à la gauche

Posted on 5 février 2012

0


Le candidat Mélenchon, au-delà des frontières de la France, redonne espoir et courage à ceux qui veulent sortir du libéralisme pratiqué ouvertement par la droite et en contrebande par les socialistes.

Ce qui est remarquable chez lui c’est d’abord le style. Il a fait jaser car on parle à son propos de « populisme » de gauche, insulte suprême chez les bourgeois effarouchés par la lutte des classes. Mais ce qu’il fait est nécessaire. Il s’agit de redire clairement les choses, de s’en prendre sans diplomatie à ceux qui le méritent. Le langage aseptisé est celui qui permet à l’extrême-droite de gagner, car jusqu’à maintenant elle est en général la seule à aller droit au but (un but bien sûr qui n’est pas le nôtre !). Jean-Luc Mélenchon remet aussi les journalistes à leur place: il ne se laisse pas dicter l’ordre du jour et leur montre que c’est lui qui établit les règles du jeu.  Et c’est le moment que quelqu’un le fasse car les journalistes ont montré qu’ils n’étaient pas des maîtres de vertu qui auraient le droit de juger tout le monde. Et les journalistes d’ailleurs apprécient car ils doivent finir par se lasser de rencontrer tant de soumission imméritée. Jean-Luc Mélenchon n’hésite pas à réhabiliter le langage fleuri (et un peu excessif) et l’éloquence autrefois essentielle à la politique quand elle ne prenait pas ses leçons chez les consultants et les banquiers.

Et ce qui ne gêne pas, son programme est excellent: titularisation des employés précaires, smic à 1700 euros, construction de 200.000 logements par an, possibilité pour la Banque Centrale européenne de prêter aux pays au lieu de prêter aux banques privées pour qu’elles s’engraissent sur le dos des pays. Et sa position sur la participation à un gouvernement en cas de victoire d’Hollande est intéressante: c’est non, car il semble, et c’est heureux, être guéri des illusions d’une collaboration où la gauche de combat sert de faire-valoir au PS centriste.

Espèrons que de 7 à 8 % des intentions de vote au premier tour, il passe à plus de 10 %. Le bon audimat lors de l’émission de France 2 le 12 janvier dernier, les meetings fréquentés par 6000 personnes, la bonne couverture médiatique dont il fait maintenant l’objet parce qu’il « casse la baraque », tout cela pousse à l’optimisme. Il faudra pourtant que l’argument stérile du vote utile ne porte pas trop.

Plein succès à Jean-Luc Mélenchon et au Front de Gauche !

Et, si c’est possible, qu’on en prenne de la graine en Suisse !

J.-L. Mélenchon, un leader de combat pour une gauche de combat

Posted in: Articles