Introduction au pdf de Politique pour le bonheur (2010)

Posted on 16 juillet 2012

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Sous Réflexion politique, dans la colonne de droite de ce blog, je propose un pdf d’un livre que j’ai fait paraître en 2010, que certain-e-s ont lu dans sa version papier, et qui s’intitule Politique pour le bonheur, Bienvenue à une nouvelle gauche (de gauche). Dans ces pages, j’ai cherché à réaliser une synthèse de plusieurs années de réflexions suggérées aussi bien par les théories que par l’action politiques.

Ayant conclu à la fois à l’insuffisance de la social-démocratie actuelle et aux impasses des réalisations marxistes-léninistes du XXème siècle, j’ai cherché à ouvrir des pistes pour une nouvelle (extrême-)gauche apte à jouer pour notre siècle un rôle comparable à celui, si utile, que le socialisme (exigeant et révolutionnaire) joua entre 1800 et le milieu du XXème siècle.

La recherche d’un fondement satisfaisant pour l’action politique m’a semblé être la recherche du bonheur, conformément aux positions de l’utilitarisme altruiste et spiritualiste de John Stuart Mill (chap. 2). J’ai défendu l’extension de la démocratie (chap. 3) et le refus de la violence (chap. 4) comme des conditions de la progression vers le bonheur. En commentant le livre fondateur de Thomas More (chap. 5), j’ai aussi affirmé la valeur de l’utopie, à comprendre d’une certaine façon, car son absence dans la culture actuelle est l’une des causes du désolant manque d’espérance qui nous caractérise.

J’ai proposé également un bilan, du point de vue du bonheur, des réalisations des principaux courants du socialisme aux XIXème et XXème siècles, pour montrer l’actualité que l’idée du socialisme (comme réconciliation de l’individu et de la société) garde encore et pour esquisser un jugement comparatif des divers courants (chap. 6).

J’ai proposé ensuite une critique des positions du PS suisse comme illustrant bien les insuffisances de la social-démocratie actuelle qui est en fait un libéralisme de gauche (chap. 7).

Enfin j’ai tenté d’ouvrir plus clairement ces pistes pour une nouvelle gauche (chap. 8). J’ai mis l’accent sur la nécessité d’une démarche empiriste et non idéaliste, et sur l’abandon d’un certain nombre d’attitudes qui furent adoptées par le marxisme doctrinaire et qui à mon sens expliquent en (grande) partie l’échec du socialisme réel. Puis j’ai esquissé de nouvelles approches pouvant succéder aux anciennes.

Je termine en abordant le problème de la construction d’une nouvelle force socialiste efficace, et indique des moyens possibles pour une lutte qui doit être sociale et politique, mais aussi (surtout) culturelle.

Dans des appendices j’ai proposé de courts exposés descriptifs notamment sur des particularités de la Suisse par rapport aux questions évoquées.

Nombre de développements sont assurément insuffisants et devraient être approfondis. Mais c’était le prix à payer pour une vision d’ensemble, sans doute trop politique pour un philosophe et trop philosophique pour un politique !

Deux ans après, ces lignes me semblent encore d’actualité. Si l’on ajoutait un troisième épilogue, on pourrait y parler, dans le contexte de la crise dramatique traversée par l’Europe, d’un « kaïros » ou circonstance favorable à la remise en question du système: mais comme en 2010 on ne peut pas encore dire si le système aura ou non la force de la phagocyter comme il sait si souvent et si bien le faire !

Une remarque pour les lecteurs-trices: suivant les intérêts, chaque chapitre peut être lu séparément.

Au cas où l’on souhaiterait obtenir un exemplaire papier, il est possible de le commander chez moi (jmmeilland@omedia.ch).

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