La Chine, le communisme au service du capitalisme

Posted on 26 novembre 2012

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Le PC chinois, qui veut paraît-il mettre en place une société harmonieuse, a désigné son nouveau grand dirigeant.

 

On va certainement le croire quand on  voit s’élever la jungle de gratte-ciel mégalomanes de Shanghaï ou quand on voit les destructions entraînées par le barrage des Trois Gorges. Immenses fabriques où l’on copie la débauche occidentale de marchandises, démolition sans scrupules des anciens quartiers au mépris intégral des habitants, fièvre consumériste dans une ambiance parvenue, le tout sous la surveillance d’une police au service des élites corrompues.

La Chine dite communiste veut devenir la première nation capitaliste, et prétend se réclamer de l’espoir marxiste que cette étape ouvrira finalement la voie au socialisme.

 

Mais en fait le PC patronne le capitalisme, en plus dans sa forme consumériste, et veut faire croire que pour Marx le socialisme et le communisme consistaient à faire de chaque homme un riche bourgeois à la mode américaine.

 

En réalité la Chine montre combien, en invoquant le productivisme marxiste, on peut rester prisonnier du modèle occidental de développement, avec son culte de la quantité et de l’enrichissement à tout prix.

 

Il est douloureux de voir combien tout cela s’éloigne d’une société harmonieuse, et combien la nouvelle grande puissance, aux mains d’élites cupides et hypocrites, répète sans critique les pires moments de notre développement capitaliste.

 

On doit se réjouir du fait que des centaines de millions de Chinois soient sortis de la misère et de la pauvreté, mais pour arriver à ce but essentiel, il y avait assurément d’autres moyens que de caricaturer les plus mauvais côtés de la culture occidentale.

 

D’autant plus que la Chine a produit dans le passé des pensées aussi belles que celle-ci (Tao Te King, II, 80, trad. Stanislas Julien):

 

« (Si je gouvernais) un petit royaume et un peuple peu nombreux, n’eût-il des armes que pour dix ou cent hommes, je l’empêcherais de s’en servir.

J’apprendrais au peuple à craindre la mort et à ne pas émigrer au loin.

Quand il aurait des bateaux et des chars, il n’y monterait pas.

Quand il aurait des cuirasses et des lances, il ne les porterait pas.

Il savourerait sa nourriture, il trouverait de l’élégance dans ses vêtements, il se plairait dans sa demeure, il aimerait ses simples usages. »

 

 

Une curieuse illustration de l’harmonie

vikingrivercruises.com

 

 

Lao-Tseu: une Chine oubliée

eden-saga.com

 

 

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