La gauche de la gauche enfin de retour au Grand Conseil genevois

Posted on 23 octobre 2013

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Le retour de la gauche combative au Grand Conseil genevois est une excellente nouvelle. Après une absence de deux législatures, la gauche de la gauche revient avec 8,8 % des voix et 9 représentant-e-s. A près de 10 %, presque à égalité avec les Verts, vu sans passion de l’extérieur, notre courant politique peut se réjouir. On aurait bien sûr préférer le voir avec 12 ou 15 député-e-s, mais la reconquête après une éclipse est une opération difficile et la tendance actuellement n’est pas en notre faveur.

C’est un succès de la gauche combative réunie et non plus divisée, dans l’alliance Ensemble à Gauche, une formule de collaboration qui a été préférée à l’union dans un seul parti. L’essentiel est que le succès soit au rendez-vous, quelle que soit la formule choisie. Diverses composantes ont des élu-e-s, même si Solidarités remporte le plus de sièges. De loin, cela n’étonne pas. Solidarités est très dynamique, très présente dans les luttes, visible à travers son magistrat Rémy Pagani. Le Parti du Travail sort d’une période difficile. A part les Indépendants, les autres formations, dont la Gauche, sont plus récentes et sont sans doute moins enracinées. Du moment que le combat de gauche sera mené, et on peut faire confiance à Solidarités pour cela, peu importe la distribution des sièges.

Le résultat de Rémy Pagani au premier tour de l’élection au Conseil d’Etat est loin d’être mauvais (près de 10000 voix alors que la meilleure candidate socialiste, Anne Emery-Torracinta fait près de 21000 voix et le premier des Verts Antonio Hodgers près de 19000). Dans ces conditions la gauche combative aurait pu figurer sur le ticket de gauche pour le second tour: mais la décision de retrait de Rémy Pagani est sans doute justifiée dans ces heures sans perspective pour un vrai gouvernement de gauche.

En tout cas, la gauche combative aura à faire à Genève pour contrer la maladie populiste qui, comme presque partout, progresse comme une épidémie. En plus de l’action dans la rue et les entreprises pour lesquelles elle est experte, elle pourra dénoncer au Grand Conseil le mensonge de ces politiciens sans programme, fidèles serviteurs de la droite fréquentable, qui bâtissent leur carrière en faisant croire aux gens qu’ils se soucient d’eux (et qui peut-être parfois croient eux-mêmes qu’on peut faire évoluer positivement le monde avec un catalogue de pauvres petites idées carrées) .

Et souhaitons que dans quatre ans, si les circonstances évoluent de nouveau un peu en notre faveur, un solide groupe de 12 ou 15 député-e-s puisse de nouveau se constituer.

image: http://www.solidarites.ch

th-10

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