Quelques danses écossaises

Posted on 3 août 2015

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Voici quelques pièces de musique traditionnelle écossaise.

Comme fréquemment dans la musique traditionnelle, on a ici affaire à de la musique de danse. La musique écossaise utilisa dès le Moyen Age la cornemuse. Puis à la fin du XVIIIème siècle, on eut recours au violon (fiddle). D’autres instruments s’y sont ensuite ajoutés comme l’accordéon. Aujourd’hui les orchestres de danse (ceilidh bands) incluent d’ordinaire l’accordéon, le violon, un clavier ou/et un instrument de percussion.

Je propose des pièces de musique de danse jouées soit à l’accordéon seul, soit par un ensemble où l’accordéon domine.

Concernant les diverses danses populaires en Ecosse, il faut distinguer les danses rapides, reels en 2/4 et jigs en 6/8, et les danses lentes appelées strathspeys en 4/4. Il faut aussi citer les marches. Les Gay Gordons, qui empruntent leur nom au régiment des Gordon Highlanders, sont des marches en 2/4 ou 4/4.

Voici ce que Wikipedia indique de la forme musicale du reel, dénommé peut-être à partir d’un élément d’une danse appelée hey :

« Il s’écrit en 4/4 ou 2/2. Tous les reels ont la même structure, constituée d’un mouvement de trille avec un accent sur le premier et troisième temps. La plupart des reels possèdent deux motifs qui sont répétés (AABB). Chaque partie dure huit mesures qui sont divisées en quatre mesures puis en deux. Cette paire de mesures constitue une phrase. La structure d’un reel repose sur le principe de question-réponse dont « A » est la question et « B » est la réponse. Le groupe de 32 mesures est répété trois ou quatre fois avant qu’un nouveau reel s’amène. Cette façon de regrouper deux ou plusieurs chansons ensemble est typique des airs de danse. » (https://fr.wikipedia.org/wiki/Reel) (voir aussi http://zik.falcher-poyroux.info/mti/danse.htm)

Et pour la jig (dont le nom vient probablement du français giguer (sauter) ou de l’italien giga):
« À ses débuts, la jig était principalement dansée en 12/8. Aujourd’hui, la musique accompagnant la jig utilise plutôt des mesures à 6/8 ou parfois à 9/8….La jig est le plus souvent composée de deux parties de huit temps chacune. » (https://fr.wikipedia.org/wiki/Jig)

Le strathspey se joue en 4/4 et comprend des ruptures. Son nom vient d’une région du Nord de l’Ecosse, appelée aussi Speyside (vallée de la Spey, pays par ailleurs des distilleries de whisky). « Ce qu’on appelle un Scotch snap est une note brève avant une note pointée, qui dans la manière traditionnelle de jouer est généralement exagérée rythmiquement pour l’expression musicale » (trad. de https://en.wikipedia.org/wiki/Strathspey_(dance)).

Le hornpipe est semblable au strathspey, mais ce dernier se joue plus lentement.

Les valses gaéliques sont des morceaux délicieusement mélancoliques.

Les morceaux ci-après donnent l’occasion de distinguer les divers types de danse.

Les deux premières interprétations sont d’un accordéoniste que je trouve excellent, Graham Irvine, qui joue en solo d’une manière très sobre et très rigoureuse, permettant de juger de la richesse des mélodies écossaises. Le premier morceau est intéressant en ce qu’il enchaîne les trois rythmes de la marche, du strathspey et du reel. Le deuxième morceau présente des hornpipes.

Le troisième morceau, intitulé The Linton Ploughman, illustre la jig avec le grand talent et la force du grand Jimmy Shand et de son orchestre.

Le quatrième morceau est constitué de Gay Gordons très énergiques interprétés par le Charlie Kirkpatrick Trio.

Le cinquième morceau est joué par un accordéoniste dont j’apprécie la puissance et l’impeccable tempo, Alex Stewart, accompagné par un autre accordéoniste et un joueur de clavier.

Et pour terminer, dans un esprit tout différent, Charles Macleod interprète des valses gaéliques: on ne peut qu’être touché par la beauté de ces émouvantes mélodies.

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