Boris Vian et le progrès

Posted on 31 juillet 2016

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Boris Vian (1920-1959), durant sa courte vie, a été un créateur infatigable qui s’est illustré aussi bien dans le roman (une dizaine de titres), la poésie, le théâtre, la musique (comme trompettiste de jazz), le cinéma (comme scénariste et acteur, ayant joué dans une dizaine de films), comme journaliste (notamment dans Jazz Hot, Combat, Les Temps modernes), comme traducteur (notamment de romans noirs américains), comme peintre, et bien sûr comme auteur-compositeur-interprète. On lui devrait plus de 500 chansons, dont en tout cas les plus connues sont remarquables, se caractérisant par un humour aussi imparable que fin (J’suis snob, On n’est pas là pour se faire engueuler, Je bois, La Java des bombes atomiques, Fais-moi mal Johnny), alors que Le Déserteur est une des meilleures chansons que l’on ait écrites contre la guerre.
(voir: https://fr.wikipedia.org/wiki/Boris_Vian)

Voici la Complainte du progrès, qui est une évocation aussi critique que drôle de la société de consommation qui en était alors à ses débuts. Mais ce qui est dit du remplacement des sentiments par les objets censés les représenter est toujours aussi contemporain. Boris Vian fait preuve comme très souvent de cette distance désinvolte qui permet de conserver un regard amusé même sur ce qui est le plus grave. Il fait circuler un air rafraîchissant dans l’esprit de ceux qui se prennent trop au sérieux. Dans le combat culturel contre la résignation, le conformisme et l’inhumanité, Boris Vian est un indispensable compagnon.
A la fin de la vidéo on peut voir un court extrait d’une de ses prestations d’acteur.

Boris Vian

Boris Vian


image: https://fr.wikipedia.org/wiki/Boris_Vian

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